Liberté, j’écris ton nom

ILFAC - liberté

Liberté, j’écris ton nom

Le poème de Paul Eluard « Liberté, j’écris ton nom » est une ode à la liberté contre l’occupation allemande, un poème qui se décline à l’infini contre toute forme d’oppression et une extraordinaire source d’inspiration.


Mémoire et Oubli

Les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale nous rappellent le prix de la liberté si chèrement acquise. Enracinée dans des sacrifices guettés par le danger de l’oubli et le péril nihiliste le devoir et le travail de mémoire s’imposent.

Il est important que cette mémoire soit dénuée d’oubli et de sélectivité pour ne pas tomber dans le piège de la « guerre civile des mémoires » (Laurent Wirth).
Se replonger dans l’histoire afin de mieux appréhender la sienne, rendre hommage aux ancêtres mais aussi tirer les leçons pour que ne se reproduisent pas les phases les plus sombres de notre histoire sont autant de raisons de cultiver le travail de mémoire.

Certes, l’histoire n’aura jamais empêché les guerres et des conflits un peu partout à travers le monde, pourtant l’Europe peut se targuer d’être une zone de paix après avoir connu les pires atrocités de l’humanité.


La liberté : un héritage à cultiver !

100 ans après la Première Guerre Mondiale, qu’avons-nous fait de cette Liberté dont nous sommes les dépositaires ?

Reçue en héritage, elle a été piétinée pendant la Seconde Guerre Mondiale puis arrachée pour être à nouveau peaufinée et policée au cours du temps à tel point que les nouvelles générations qui n’ont connu que la paix ont le sentiment d’une liberté intrinsèque, partie intégrante de notre identité. Elle parait si évidente que son questionnement se ne pose pas alors que la liberté n’est en rien immunisée contre tout virus d’oppression.

Si ancrée et pourtant si fragile, cette liberté à laquelle nous sommes tellement attachés, principe fondamental au cœur des préoccupations et des activités de l’ILFAC, appelle le recul nécessaire pour prendre la mesure de notre contribution à cette liberté, à l’émancipation de tout à chacun.

Mais au fond, la perception que nous avons de la liberté, est-ce cela la liberté ? A quoi se mesure la liberté ? Peut-on fondamentalement parler de liberté dans le cadre d’un système politique ou économique ? Peut-on parler de liberté en dehors de tout système ? Quels systèmes permettent le mieux à la liberté de s’exprimer ? Quelle liberté dans un monde envahi par les médias et les réseaux sociaux ?

Autant de questions qui ont pour fil conducteur la liberté au coeur des activités que nous inscrivons dans le cadre de l’analyse critique du monde qui rencontre de francs succès.

Toute réflexion ou suggestion à cet égard de nos membres sont les bienvenues.